Nouvelles d'Armenie    
POESIE
« Nuit d’avril » de Mathéos ZARIFIAN


Des ruines et des morts partout

Qu’importe ! Voilà, si belle, les roses qui éclosent.

La vie est de nouveau délicieuse... Qu’importe !

De nouveau les aurores vermeilles

Et les filles du soir

Versent,

De l’amour, du vin et des rayons de soleil

Dans les âmes brisées

Des ruines et des morts.

Mais on raconte que

Dans les champs inondés de sang

Près des cadavres

De grand lys

S’épanouissent soudain.

Son menton monstrueux dressé

Dans la nuit,

Le crâne d’une femme à demi enterrée,

Boit la rosée des étoiles...

Sous ma semelle, il a grincé

Comme s’il avait encore une âme

Dans la vie

C’était peut-être une fille suave...

Peut-être, les nuits d’Avril, aimait-elle tant s’enivrer

De lilas et de lèvres...

Ou comment pieuse,

Dans sa cellule de vierge, à genoux,

Priait-elle à la lueur d’une bougie.

Sous ma semelle, le crâne a grincé,

Comme s’il avait encore une larme...

Qu’importe ! Il faut passer et avancer

Il faut oublier

Il faut rire comme un fou, il faut laisser que le Temps, ce vieillard,

Ecrive un jour,

De ses doigts rouillés

La sentence de mort du céleste bourreau...

Voilà au loin

La cascade des étoiles limpides d’avril.

(Traduction : Izabel Karabedian 22.04.2005)

vendredi 15 février 2008,
Zabel ©armenews.com


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