Nouvelles d'Armenie    
RECONNAISSANCE DU GENOCIDE AUX ETATS-UNIS
L’ambassadeur d’Israël convoqué par Abdullah Gul


Le président israélien Shimon Peres a appelé le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan jeudi 23 août 2007 au téléphone pour le rassurer sur la volonté d’Israël de maintenir des relations étroites avec la Turquie, a annoncé un conseiller de M. Erdogan.

Cet appel intervient après qu’un important lobby juif américain, la Ligue anti-diffamation (ADL), a décidé de qualifier de génocide le massacre des Arméniens à l’époque de l’empire ottoman, ce que rejettent catégoriquement les autorités turques.


A Ankara, cette décision fait craindre la fin du soutien du puissant lobby juif américain contre ceux qui pressent Washington de reconnaître le massacre des Arméniens comme génocide et de faire voter une loi dans ce sens au Congrès.

"Peres a insisté sur l’importance pour Israël de ses relations avec la Turquie", a déclaré le conseiller du Premier ministre turc. "Ce fut une discussion fructueuse", a-t-il ajouté.

Mercredi, l’ambassade d’Israël à Ankara a déclaré que l’Etat hébreu avait connaissance des "terribles événements" et des "horribles souffrances" endurés par les Arméniens, tout en exhortant les Israéliens à ne pas prendre partie.

"Israël demande à ce qu’aucune des deux parties ne soit privilégiée et qu’aucune qualification ne soit faite concernant ce qui est arrivé. Nous espérons que les deux parties parviendront à un dialogue ouvert qui permettra de refermer les blessures", a-t-elle ajouté.

L’ADL a déclaré mardi qu’elle avait réexaminé le cas du massacre des Arméniens et, après consultation de spécialistes, avait jugé qu’il "correspondait à un génocide".

L’organisation américaine a néanmoins ajouté qu’une loi du Congrès, qui reconnaîtrait ce massacre comme un génocide, ne "faciliterait pas la réconciliation entre Turcs et Arméniens, et pourrait mettre en péril... les importantes relations bilatérales entre la Turquie, Israël et les Etats-Unis".

La Turquie est le principal allié d’Israël dans la région depuis la signature en 1996 d’un accord de coopération militaire, qui avait provoqué la colère des pays arabes et de l’Iran.

L’intervention américaine en Irak et la politique israélienne envers les Palestiniens ont favorisé l’émergence de sentiments anti-américains et anti-israéliens dans l’opinion turque.

Le gouvernement de M. Erdogan, issu de la mouvance islamiste, avait se son côté provoqué la colère d’Israël en 2006 en accueillant à Ankara des responsables du Hamas pour, selon la Turquie, tenter de convaincre le groupe islamiste palestinien de renoncer à la violence.

lundi 27 août 2007,
Stéphane ©armenews.com


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