La Nouvelle Republique du Centre Ouest, France
Edition Indre Et Loire
14 août 2007 mardi
Chrétiens migrants, le Réseau éducation sans frontières, le Droit au logement— Plusieurs associations se sont mobilisées, hier matin, a Tours où l’Aftam devait expulser de son logement une famille kurde arménienne déboutée du droit d’asile.
La famille Kalachian vit a Tours depuis près de trois ans. Mais, avec le refus de la commission de recours des réfugiés, la situation de ce couple et de ses deux enfants est aujourd’hui plus que précaire.
Hier, cette famille kurde arménienne était même menacée de se retrouver a la rue. Pour parer à cette éventualite, le Collectif de soutien aux demandeurs d’asile, Chrétiens migrants et le Réseau éducation sans frontières se sont mobilises devant l’immeuble où la famille est hébergée par l’Aftam.
Un enfant scolarisé l’autre né en France
" Ils etaient loges par l’Aftam en tant que demandeur d’asile, explique Chantal, une bénévole du Reseau education sans frontières.
Mais comme leur recours a ete rejete, ils n’ont plus droit a rien, ni a un logement ni a une allocation. " Bien que l’aîne des deux enfants soit scolarisé a Tours et que le plus jeune soit né en France, la famille a fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire.
" M. Kalachian a subi une importante operation, explique Muriel, membre du Collectif de soutien aux demandeurs d’asile. Il a deposé un dossier en tant qu’etranger malade, mais cette procedure ne suspend pas les effets de l’obligation a quitter le territoire. "
Les Kalachian n’ayant aucune autre solution d’hebergement, les associations qui les soutiennent se sont opposées, hier, a leur expulsion du logement.
" Nous avons peur que la police vienne, commente le père de famille, Rovo Kalachian. En tant que Kurdes, nous n’avons pas de pays. Tout ce que nous voulons, c’est qu’on nous donne notre chance. Je veux gagner un peu d’argent pour faire vivre mes enfants. " La famille a en tout cas refuse, hier, de quitter l’appartement de l’Aftam afin de ne pas se retrouver a la rue. Mais ce repit risque d’etre de courte duree. L’Aftam pourrait en effet reclamer le concours de la force publique.
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