Nouvelles d'ArmÈnie
NEGATIONNISME
Taner Akcam révèle l’identité de l’administrateur d’un site négationniste du Génocide Arménien
Holdwater = Murad Gümen

lundi18 juin 2007, par Stéphane/armenews


Note de la Rédaction : Le négationniste qui se fait appeler « Holdwater » est dans des eaux troubles. Apparemment l’idiot anti-arménien qui se cache derrière « Holdwater » est Murad Gümen, un Turc vivant aux Etats-Unis.

Taner Akcam, le premier chercheur turc qui a ouvertement reconnu le génocide arménien, a dévoilé l’identité de « Holdwater », un raciste anti-arménien vicieux et un négationniste du génocide gérant le site haineux www.tallarmeniantale.com.

Le professeur Akcam a fait cette découverte en avril 2007 et a publié dans le journal Agos de Turquie le récit de cette découverte. Attention l’administrateur de Tête de Turc bientôt viendra ton tour.

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Holdwater : « Le mystérieux Américain qui rend fou les Arméniens »

Part 1

Taner Akçam

Le 27 juillet 2005, le journal Yeni Safak publiait une interview : « Le mystérieux Américain qui rend fou les Arméniens » sur une personne « intéressante et unique » qui écrit sous le pseudonyme de Holdwater. « Ce mystérieux Américain qui finance depuis des années un site internet très efficient basé aux USA » indique le journal Yeni Safak. « L’objectif principal de Tall Armenian Tale : The Other Side of the Falsified Genocide est de fournir des réponses structurées aux revendications de la Diaspora arménienne concernant le génocide ».

Selon le journal Holdwater est né à New York dans les années 1950 de parents turcs qui avaient émigré en Amérique dans les années 1940 et qui l’ont éduqué sans lui apprendre un seul mot du turc. Il s’est fait le champion des thèses turques (négation du génocide arménien) sur son site www.tallarmeniantale.com . Holdwater dit qu’il utilise un pseudonyme parce qu’il est la cible de menaces et de sabotages chaque jour. « Si je vous révèle mon véritable nom et que vous le publiez dans votre journal » a-t-il déclaré à Yeni Safak « croyez-moi que dans les jours qui suivront ni l’harmonie de ma famille, ni celle de mes affaires, ni mon site internet n’existeront plus ». Alors qu’il craint de divulguer son propre nom parce que sa paix serait dérangée, Holdwater n’hésite pas à publier les photographies d’intellectuels tels que Halil Berktay et Muge Goçek [du Workshop for Armenian-Turkish Scholarship], et à les présenter comme des cibles dans ses articles pleins d’animosité et de haine. Il est très difficile de comprendre comment quelqu’un qui a peur d’être attaqué peut organiser de si rudes campagnes d’attaques sans pitié contre les autres.

Je fais parti moi-aussi des cibles prioritaires de Holdwater. Il mène une campagne contre moi avec des institutions telles que l’Assembly of American Turkish Associations (ATAA) et le Turkish Forum. Il publie sur son site des articles qui allèguent que je suis un terroriste ; et que je suis responsable de la mort d’Américains en Turquie ; et même que j’ai planifié et organisé le meurtres de civils américains. Il liste mes « activités terroristes » de 1974 à 1975, incorporant des dates précises et des lieux. Ces dernières ne sont rien de plus qu’ordinaires des arrestations secondaires lors de manifestations étudiantes à cette époque et dont la presse n’avait d’ailleurs même pas parlé alors. (Voir "A Shameful Campaign," Armenian Reporter, 17 Mars)

Il n’est pas nécessaire d’être trop intelligent pour deviner qui a transmis à Holdwater les enregistrements de la police sur ces insignifiantes arrestations, dont les dates m’ont échappé. Mais le problème réel est le suivant : ceux qui ont transmis ces informations à Holdwater comme « les activités terroristes de Taner Akçam » ont abusé de l’ignorance de Holdwater sur la Turquie.

Le pauvre Holdwater, qui pense que ces arrestations étaient dues à des « activités terroristes », ne réalise même pas qu’elles étaient liées à des crimes de distribution de tracts et de pose d’affiches pour lesquels la police avait donné une autorisation. Il semble n’avoir aucune idée du fait qu’en Turquie dans les années 1970 il fallait obtenir une autorisation de ce qui s’appelle à présent la « Branche d’enquête des Associations de la Direction Générale de la Sécurité » et que même avec un permis spécial entre les mains on pouvait être arbitrairement arrêté et détenu au quartier général de la police de trois à cinq jours.

Une fois j’ai été arrêté pour une question portant sur l’invasion de Chypre. Tout comme l’Association des Étudiants, nous avons distribué des tracts contre l’invasion des militaires (turcs) de Chypre (1974). Bien que nous ayons montré nos permis, nous avons été détenus deux ou trois jours au quartier général de la police.

Parmi les autres actions que Holdwater publie comme étant mes « activités terroristes » figure notre demande d’obtention d’un bureau de représentation des étudiants sur le campus où nous voulions faire entendre notre voix à l’administration de l’université. Ceci est sans doute difficile à comprendre pour un individu qui a été élevé et éduqué comme un Américain.

En plus, celui qui a transmis à Holdwater les informations sur mes arrestations a oublié de lui joindre ma photographie. Ainsi pendant longtemps Holdwater m’a représenté sur son site par la photo d’un membre du PKK.

Ceux qui mènent campagne contre moi, me décrivant comme un « terroriste » exploitent ce « mystérieux Américain » appelé Holdwater. Leur calcul est simple : profiter de l’image du « terroriste », qui est resté dans l’imaginaire aux USA après le 11 septembre. Ils s’attendent à de la bienveillance au travers de la mentalité qui labellise de « terroriste » tant une personne arrêtée pour avoir distribué des tracts en 1974 que ceux qui ont attaqué les Twin Towers ( tours jumelles de New York) en 2001.

Avec cette attitude, ils sont aussi en train de ridiculiser les Américains. Après tout nous avons ici un « terroriste » qui a mené des « activités terroristes » directes contre la Turquie et il serait logique d’attraper ce terroriste et de le juger selon la loi turque. Voir de donner des informations aux Américains concernant les activités passées de ce « terroriste » afin qu’ils enquêtent et le jugent.

Ainsi ils disent aux Américains quelque chose qui revient à ceci : « nous traitons cet homme comme un citoyen avec un casier judiciaire vierge, mais pourriez-vous avoir la gentillesse de le traiter comme un terroriste ? » Parce que en fait le citoyen en question a vu sa peine de prison annulée eu égard aux modifications du code pénal turc de 1991 et qu’il possède un document attestant que son « casier judiciaire est vierge ».

Ignorant comme l’est Holdwater au sujet de la Turquie, il est impossible pour lui de comprendre tout cela. Mais ce que je trouve difficile à comprendre, c’est pourquoi ce « mystérieux » individu est plein de haine et d’animosité et pourquoi il organise des campagnes d’attaques contre les autres, bien qu’il ait déclaré qu’il a peur. Je ne peux imaginer pas qu’Holdwater, qui se décrit comme « un chrétien typique qui va à l’église en famille tous les dimanches » ne connaît pas la doctrine chrétienne qui proclame : Ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse

La semaine prochaine nous regarderons plus en détail la question Holdwater.

Edité à partir dune traduction de Nazým Dikbaþ pour le journal Agos (18 mai 2007).L’interview du 27 juillet 2005 au quotidien Yeni Þafak a été conduite par Ali Murat Güven.

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Holdwater : La Règle d’Or

Part II

Taner Akçam

Dans son interview avec le journal Yeni safak le 27 juillet 2005, après avoir énoncé les raisons pour lesquelles il cachait son identité, Holdwater a déclaré : « J’ai pu maintennir cette lutte pendant 30 ans car j’ai été capable de me taire. Alors s’il vous plait ne me poussez pas trop sur ce sujet sensible ». Holdwater revendique avoir des dispositions exceptionnelles à protéger son anonymat. Je ne sais pas si l’anonymat confie à Holdwater un mystère spécial et une signification spéciale à son travail ou si cela fait que le peuple se demande « qui est vraiment cette personne ? ». Cela ne m’a pas frappé en ce sens. Je ne porte aucun intérêt pour ses écrits ni pour son website jusqu’à ce qu’il joue un rôle central dans la campagne menée contre moi.

L’un des arguments importants de Holdwater dans cette campagne était qu’une plainte devrait été enregistrée auprès des autorités de l’émigration américaines me dénonçant comme un « terroriste ». Maintenant, je ne sais pas s’il a vraiment fait une telle chose. De même je ne sais pas s’il existe un lien direct entre son développement et ma récente détention à la frontière canadienne pendant quatre heures. Mais j’ai mentionné Holdwater et sa campagne dans l’article que j’ai écrit sur cette détention. (Voir « A Shameful Campaign » cité ci-précédemment.) Holdwater a écrit 30 pages d’objections, pleines de mensonges, d’insultes et d’attaques.

Holdwater compte sur le fait que son nom et son adresse sont dissimulés. Personne ne sait qui je suis, alors je peux dire qu’il me plait, doit-il penser.

Cette approche de Holdwater doit être ralentie et on doit lui rappeler que chaque jeu doit être joué selon ses règles. Insulter les autres de façon honteuse tandis que l’on cache sa propre identité ne s’acquiesce avec aucun principe. C’est disgracieux, c’est le moins que l’on puisse dire au final.

La revendication de Holdwater concernant ses intenses efforts pour cacher son identité ne semble pas ... connaître de hola. Ou, il ne prend pas au sérieux les historiens encore. Il ne sait pas que nous sommes galvanisés par les documents et que nous adorons les tracer. Pour résumer il a montré un certain degré de négligence le genre de négligence que commet une personne ordinaire qui se croit très sagace et plus intelligente que les autres.

En se présentant sur son site internet Holdwater a publié la correspondance qu’il a envoyée et celle qu’il a reçu en son propre nom en prenant bien soin d’ôter son nom avant de mettre les lettres en ligne.

Selon cette correspondance Holdwater a écrit au Président Jimmy Carter le 2 avril 1980. Cette lettre a été transmise au Conseil du Mémorial de l’Holocauste des Etats-Unis une organisation fondée par le Congrès américain en octobre 1980. (L’USHMC est l’institution gouvernementael de l’ United States Holocaust Memorial Museum à Washington, DC.)

Le 2 juin 1980 le directeur du Conseil Monroe H. Freedman a répondu à la lettre de Holdwater.A la lecture de la réponse on peut interprèter que les objections de Holdwater au référencement du génocide arménien ont été prises au sérieux. Freedman déclare qu’il manque d’informations suffisantes sur les « thèses turques » et il demande à Holdwater de lui envoyer des citations de sources appropriées.

Ceci est bien sûr un grand honneur pour Holdwater. Aussi il n’a pas d’hésitatins à publier des reproductions de la lettre de Freedman sur son site web, le nom de Holdwater ayant été enlevé. Sur le site Tall Armenian Taleune autre lettre est diffusée qu’il a écrite cette fois au New York Times. Nous comprenons de cette seconde lettre que le 5 septembre 1980 Holdwater a répondu à la lettre de Freedman du 2 juin.

Je ne sais pas si Holdwater est informé que le Conseil du Mémorial de l’Holocauste et le Musée de l’Holocauste qui le dirige sont des institutions publiques et donc que cette correspondance est accessible au public. Ce qui signifie selon les principes de transparence que tout le monde peut voir les originaux des lettres de Holdwater.

Dés que vous avez le texte de la lettre de Freedman datée du 2 juin 1980 et publiée par Holdwater ainsi que les informations que Holdwater a écrite dans sa réponse du 5 septembre 1980 il est relativement facile d’accéder à ces documents. Le Musée de l’Holocauste doit donner ces informations à quiconque qui en fait la demande.

Oui M. Murad Gümen ou si l’on utilise l’alphabet anglais Murad Gumen ; comme vous pouvez le voir, pas besoin d’être le détective de BD Kerry Drake pour mettre à jour qui vous êtes (Murad Gümen comprend parfaitement ce que je veux dire)(Note de la rédaction Kerry Drake, est un héros de BD créé en 1943. C’est un détective privé qui dans la pure tradition des privés de l’époque fait équipe avec sa gentille et avenante secrétaire Sandy. Murad Gumen est un ancien dssinateur de BD. Il a notamment travaillé pour Disney dans les années 1980) . Rechercher les documents que vous avez publiés fut suffisant. Je pense que vous cesserez de prendre les historiens à la légère à partir de maintenant. Comme vous l’avez compris nous parlons d’un document que vous avez aussi publié vous-même.

Ce que je suis en train de dire pour prévenir toute distorsion et altération du document est que le nom sur ce document que vous avez effacé est Murad Gümen. Dans un sens je rectifie l’altération que vous avez effectuée sur un document présenté au public.

Comme vous le savez peut-être, nous les chercheurs, n’apprécions pas que des documents soient altérés. De telles distorsions sont des occupations réservées à l’Institut d’Histoire Turque.

Attaquer les autres, les insulter, tout en cachant votre propre nom, ne constitue pas une conduite morale, Mr. Murad Gümen. Croyez-moi, je reste assez curieux de savoir pourquoi vous pensez que moi, et bien d’autres dans ma position n’aurions pas ce droit, que vous sollicitez si facilement pour vous-même.

Dr. Akçam est professeur d’histoire à l’Université du Minnesota. Il est l’auteur de A Shameful Act : The Armenian Genocide and the Question of Turkish Responsibility (2006) Edité à partir dune traduction de Nazým Dikbaþ pour le journal Agos (25 mai 2007).L’interview du 27 juillet 2005 au quotidien Yeni Þafak a été conduite par Ali Murat Güven.

La présentation d’Holdwater de sa correspondance avec Monroe H. Freedman était accessible à www.tallarmeniantale.com/holocaust-memorial.htm le 25 mai 2007.Elle a depuis disparu. La correspondance entre Murad Gümen et Monroe H. Freedman se trouve au United States Holocaust Memorial Museum Institutional Archives, Accession no. 1997-014, box 152, file 6. La voici ci-jointe

Le 2 juin 1980 le directeur du Conseil Monroe H. Freedman a répondu à la lettre de Holdwater

United States Holocaust Memorial Council

Office of the Director June 2, 1980

Your letter to President Carter of April 2, 1980, has been forwarded to the United States Holocaust Memorial Council for response.

The President’s mandate to the Holocaust Memorial Council, is, by definition, to commemorate the Holocaust. Nevertheless, it has been recognized by everyone involved that the significance of the Holocaust, and its lessons, are universal. In that regard, there certainly has been an intention to make appropriate reference to other acts of genocide in this century, including the annihilation of one and one-half million Armenians in 1915-1916.

Many of us are familiar with the writings of Henry Morganthau, Sr., Viscount Bryce, Arnold Toynbee, Winston Churchill, and Irvin Horowitz, all attesting to a deliberate policy of genocide against the Armenian people. Moreover, I am not familiar with contradictory studies by authorities of similar stature. I would be extremely grateful, therefore, if you would send me references to sources that you think would be helpful. I can assure you that any suggestions you make will be given appropriate attention.

Thank you very much for your interest in Holocaust Memorial Council.

Sincerely yours,

Monroe H. Freedman

Suite 832, 425 13th Street, NW Washington, DC 20004

Holdwater écrit à Monroe H. Freedman en 1982

Dear Mr. Freedman :

The “Genocide Seminar” article in the June 22nd N.Y. Times surprised me.

In a letter dated June 2, 1980, you asked me to send references of a contradictory nature to the overwhelmingly numerous sources you had on hand supporting Armenian claims. I complied in a letter dated Sept. 5, 1980.

I found it strange that, up to mid-1980 at least, there was no effort made to research the other side of the story. It implied acceptance on the part of the Holocaust Memorial Council of Armenian allegations without much question, revealing a bias. At least you showed open-mindedness by approaching me, but I can only conclude it was half-hearted. If efforts to find the truth were genuine, authoritative sources could easily have been found well before contacting an individual who does not usually get involved with such matters.

According to this article, the council has decided to recognize the Armenian “genocide.” When I told my father that I’ve been asked by you to supply clues to “the other side of the story," he, well knowing of the slanted representation here against Turks, Moslems, Third World peoples and what-have-you, cynically told me it wouldn’t do any good. Boy, was he right ! The Armenian claims seem to have been accepted at face value. Where is the evidence to show a calculated plan, a counterpart of “The Final Solution,” being concocted by the Ottoman government ? There is none. . . if there were, to give an example, the (unaffected) Armenian population of Istanbul could not have escaped such an atrocity.

But I’m not going into arguing “the other side” here, as I did in my Sept. 1980 letter, which I doubt was considered in any real way. Obviously, the Armenians and the prejudiced Western’ sources are the harbingers of truth to the council’s view. (I’ve found out the name of the textbook I wrote about in my letter. It’s “History of the Ottoman Empire and Modern Turkey" by Stanford Shaw, in case you’re interested in presenting an alternate view by a Western historian to the council’s “research”...but I know you’re not...so this doesn’t do much good, does it !)

Like the council, the Times does not escape one-sidedness a lot of the time. Even in this article, the figure of 1.5 million killed is written in such a way as to suggest the truth - ignoring the fact that this figure exceeds the total number of Armenians known to have lived in the Ottoman Empire of 1915. But let’s assume the quotes written here are factual.

The Times has printed several articles about Turkey’s Jews being threatened that have boggled my mind. Religious tolerance was adopted in Turkey well before (what the media and history here like to present as the more “civilized”) Europe. Turkey has provided refuge to persecuted Jews from the Spanish Inquisition to Hitler’s time. A Jewish State in Palestine was offered by the Sultans and the yeshivoth was established at Safed in the 16th century. Jews, as well as Armenians and other minorities prospered and attained high positions in the Ottoman society and government. Turkey - like all other countries - has had its share of violence and injustices too. But this is the side that is always emphasized here, often in exaggerated and untruthful ways. For example, these newspaper accounts are simply cruel with the groundless “Threatened Jew” charges, offering more meat for already prejudiced minds. Even if we put aside the historical setting of tolerance, the fact that tens of thousands of Turkish-Armenians have not been affected by more potentially hate-producing events as the assassinations of Turkish diplomats by Armenian terrorrists makes these charges all the more inconceivable and laughable.

In the article, the Turkish diplomat denies his threats of retaliation that have allegedly been made to you. He must have been mentally unsound if he made such statements. Assuming his somewhat responsible position, we might rule that out. The reason for his denial then makes sense - “No man in his right mind would even think of such a thing.” Now if we can imagine these threats with actual foundation, admittance of such could only find media exposure, and the resulting pressure would effectively nullify the purpose of the threat... therefore, logic suggests one would have to be a fool to make such a threat. So unless one allows for the diplomat’s being a crazy fool, one must conclude that you are a liar.

And if this is the case, here is more evidence for your being prejudiced, for being an instigator of anti-Turkish propoganda. Unfortunately, you are enough in a “power” position to be able to spread such lies, to contribute to unjust decisions as the one made by the council, to present monstrous images of the past and present Turk to an easily-influenced public.

You should be ashamed of yourself. (Holdwater : Sounds like I was a little angry with poor Mr. Freedman.)



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