
Mardi 3 Avril à 20h30, devant quelques centaines de personnes, le Parti Socialiste Français et la FRA Dachnaktsoutioun (Parti Socialiste Arménien) organisaient à Alfortville une réunion publique de soutien à Ségolène Royal, candidate à la présidence de la République.
En présence de Michèle Sabban Première Secrétaire Fédérale du PS et après que René Rouquet Député Maire d’Alfortville prononça les paroles de bienvenue, François Hollande, Premier secrétaire du PS, s’exprima sur plusieurs sujets et notamment : L’entrée de la Turquie dans l’UE : le PS est favorable mais à la condition que le gouvernement turc reconnaisse préalablement le génocide arménien. C’est une lecture large des critères de Copenhague sur les droits de l’Hommme. Proposition de loi sur la pénalisation de la négation du génocide arménien. Le PS maitien sa position et c’est le gouvernement qui proposera son inscription à l’ordre du jour du Sénat, si bien sûr c’est S.Royale qui est élue.
La réunion s’acheva avec l’intervention de M. Mourad Papazian Premier secrétaire de la FRA Dachnaktsoutioun, dont le contenu est détaillé ci-après :
Tous les intervenants ont appelé à voter la candidate du PS, Ségolène Royale dès le premier tour.
Discours de Mourad Papazian, Premier secrétaire de la FRA Dachnaktsoutioun (Parti Socialiste Arménien) le mardi 3 avril 2007 - Alfortville (94).
Chers Amis, chers Camarades,
C’est ici, ce soir à Alfortville que nous avons souhaité organiser cette réunion publique commune. Ici, ce soir, parce que l’on est à 19 jours du 1er tour de l’élection présidentielle et que nous avons à nous positionner parce que nous sommes Français, bien sûr, mais en tant que Français d’origine arménienne aussi. Pour notre parti, cette double perspective nous conduit à prendre en considération le programme proposé pour la France ainsi que les engagements des candidats autour des grands dossiers concernant la cause arménienne.
Ici, ce soir à Alfortville, parce qu’ici on se sent véritablement chez nous. Chez nous en tant qu’Alfortvillais de naissance ou d’adoption. Chez nous aussi en tant que Français d’origine arménienne. Car si l’intégration des Arméniens en France a été d’une exemplarité sans faille, toujours dans le cadre de la République, jamais dans le cadre d’un logique communautariste. Toujours vers le respect permanent et scrupuleux des règles et des principes fondamentaux de la République. Jamais en marge de l’Etat, jamais satisfait par la logique des ghettos. Comme quoi, la gestion des étrangers est possible en France et que l’on n’est pas contraint d’imposer l’immigration choisie. L’exemple arménien pourrait faire école pour l’avenir.
Au cours de cette période, nous avons fait la rencontre d’hommes et de femmes formidables qui nous ont accueillis, accompagnés, soutenus dans notre combat.
Je voudrais citer tout particulièrement François Mitterrand. François Mitterrand est le premier chef d’Etat dans le monde à avoir reconnu la réalité du génocide arménien le 7 janvier 1984 à Vienne, dans la ville de Louis Mermaz. Je voudrais aussi citer Charles Hernu, Gaston Defferre, Jean Poperen et ici à Alfortville, je voudrais rendre un hommage tout particulier à un grand homme qui a marqué cette ville de son empreinte, je veux évidemment parler de Joseph Franceschi. Joseph Franceschi avec lequel la relation a été politique, mais aussi humaine et personnelle.
Je voudrais aussi rendre le même hommage à un homme qui a su favoriser dans sa ville le dialogue entre les différentes communautés dans le cadre républicain. Je veux évidemment citer René Rouquet qui, lui aussi, nous accompagne dans tous nos combats qui sont aussi devenus les siens et ceux de nos camarades d’Alfortville. Que ce soit pour le développement des projets sociaux, culturels ou éducatifs à Alfortville, que ce soit dans le long combat pour la reconnaissance du génocide arménien, dans l’action pour la pénalisation du négationnisme, dans le soutien à la cause du Karabagh ou dans l’action pour le renforcement de l’indépendance de l’Arménie, René Rouquet a toujours été à la hauteurs de nos espérances et je voudrais ici, au nom de tous, lui dire un grand MERCI.
C’est grâce à l’approche politique de ces hommes que nous avons cités et parce que la France a toujours été porteuse d’une tradition d’accueil que notre intégration a été couronnée de succès.
Et notre parti a joué un rôle majeur, déterminant, décisif même dans la définition du modèle d’intégration des Arméniens de la première génération. Intégration sans assimilation. Et c’est ainsi que les deuxième, troisième et quatrième générations se considèrent Français et Arméniens. Français d’origine arménienne. La logique est la même pour les Arméniens issus des immigrations consécutives à la guerre du Liban, aux dangers de vivre en tant qu’Arméniens en Turquie ou au caractère insupportable du régime soviétique en Arménie, jusqu’en 1991. Les structures d’accueil mises en place par la FRA Dachnaktsoutioun, qu’elles soient sociales ou culturelles, caritatives ou humanitaires ont permis de réguler, maîtriser, encadrer l’immigration arménienne en France bien sûr, mais aussi dans une trentaine de pays à travers le monde entier.
Notre présence organisée et structurelle dans une trentaine d’Etats à travers le monde, sur les 5 continents, notre histoire dans l’ Empire ottoman et dans l’Empire russe, notre passé sous occupation soviétique, notre participation en tant qu’acteur majeur et essentiel de la révolution arménienne, notre expérience de la direction du gouvernement de la première république indépendante de 1918-1920, notre vie en diaspora et le retour de notre parti en Arménie nous permet d’avoir une vision singulière sur les concepts d’Etat et de Nation, sur les concepts de Paix et de Démocratie, sur le rôle des idéologies dans l’Histoire et sur celui du socialisme en particulier. Puisque nous sommes, depuis notre fondation, parti socialiste et révolutionnaire. Membre de l’Internationale socialiste depuis 1907, notre parti a planté le socialisme dans la réalité arménienne dès 1890. Notre parti a introduit le socialisme dans l’Empire ottoman à la même époque. Après que les fondateurs de notre parti eurent assidûment fréquenté Jean Jaurès, Jules Guesde, Françis de Pressensé, Léon Blum.
En 1918, la FRA Dachnaktsoutioun a eu l’occasion de mettre en pratique un programme résolument socialiste fondé sur le grand principe de la justice sociale : la lutte contre la pauvreté, l’égalité devant l’éducation, l’accès à la médecine gratuite pour tous, l’interdiction du travail des enfants et le droit de vote pour les femmes dès 1918 ont été les axes forts de la politique gouvernementale de notre parti dans un contexte infernal de guerre, de chaos.
Depuis 1998, la FRA Dachnaktsoutioun participe à un gouvernement de coalition en Arménie. Et nous y défendons notre place de parti de gauche avec des réformes sociales fortes articulées autour de la lutte contre la pauvreté et les inégalités.
Mais en tant que Français d’origine arménienne, même si nous contribuons à l’élaboration du programme social de la FRA, nous ne vivons pas sur place. Même si grâce à l’acharnement politique et parlementaire de notre parti, il sera possible, désormais d’opter pour la double nationalité. Nous ne vivons pas sur place. Nous vivons ici, en France et c’est à ce titre que nous, Français, nous participons à la vie politique. C’est à ce titre que nous considérons aussi que cette élection présidentielle ainsi que les législatives qui suivront seront décisives.
Et c’est vrai que nous avons un choix à faire entre la droite et la gauche.
Et c’est faux de dire que la droite et la gauche c’est pareil.
En tant que Français, dans un pays moderne, un pays développé, un pays riche comme la France, le rôle de l’Etat est déterminant dans la vie politique. Il est d’autant plus déterminant que dans ce pays moderne, développé, riche, dans cette grande puissance qu’est la France, la pauvreté est une réalité quotidienne. La forte proportion de chômeurs, qui est plus une douloureuse réalité qu’une donnée statistique, rappelle que l’Etat doit reprendre les choses en main. Le nombre toujours croissant de familles qui ont du mal à clôturer leurs fins de mois nous rappelle que l’Etat doit prendre ses responsabilités. Le décalage entre l’évolution du salaire minimum et l’augmentation du coût de la vie impose de ce côté-là aussi des mesures fortes. Plus fortes même que celle qu’on imagine. L’augmentation vertigineuse du prix du mètre carré et la pénurie de logements sociaux créent des difficultés insurmontables dans les familles.
La fracture sociale est encore plus forte aujourd’hui qu’au moment où elle a fait l’objet du thème de campagne du président sortant.
Tous les enfants n’ont pas les mêmes chances devant l’éducation. Il y a les bonnes écoles et les moins bonnes. Il y a celles qui sont réservées aux beaux quartiers et celles qui sont imposée aux banlieues parfois difficiles. La carte scolaire impose une répartition pratique mais souvent inégalitaire. Là encore, l’Etat doit reprendre la main.
On le sent également, le climat est tendu. Le pays vit un vrai problème de sécurité. Je ne parle pas de ces banlieues qui se sont enflammées à l’automne 2005 et qui peuvent s’enflammer de nouveau à n’importe quel moment. Je parle du quotidien, du quotidien banal. Lorsqu’on peut tabasser et créer une émeute qui pourrait en entraîner d’autres pour une histoire de ticket de train, c’est symptomatique d’un certain climat. On le sait il y un vrai problème de sécurité absolument pas résolu dans les banlieues difficiles.
L’insécurité est encore plus forte aujourd’hui qu’au moment où elle a fait l’objet du thème de campagne du parti majoritaire au pouvoir aujourd’hui.
Alors oui il faut que ça change ! Mais il faut que ça change vraiment ! Il faut que ça change même en profondeur !!! Et cela ne changera que si nous sommes tous ensemble acteurs de ce changement !
Mais chers Amis, chers Camarades, en parallèle de notre engagement socialiste, nous avons une cause à défendre. Et à travers les 30 Etats dans lesquels nous sommes présents, nous défendons cette cause avec détermination. Vous le savez, la Turquie refuse obstinément de reconnaître la réalité du génocide arménien de 1915. Vous le savez aussi, le gouvernement turc orchestre un véritable négationnisme d’Etat. Vous le savez enfin, la Turquie souhaite rentrer dans l’Union Européenne. Cette Turquie négationniste, cette Turquie qui occupe l’Ile de Chypre et qui refuse de reconnaître Chypre en tant qu’Etat. Cette Turquie qui continue de pratiquer la torture dans les commissariats et les prisons. Cette Turquie qui continuer de bafouer les droits des kurdes. Cette Turquie, chers amis, chers camarades, cette Turquie ne doit pas faire partie de l’Union européenne. Elle doit changer ! Elle doit changer vraiment ! Elle doit changer en profondeur ! Et là encore, nous avons un rôle majeur à jouer ensemble !
Et pour nous, ce n’est ni une question de frontières, ni une question de religion, ni une question de civilisation. C’est une question liée aux droits de l’homme, aux droits des peuples, au respect des standards démocratiques. Savez-vous qu’en Turquie, il y a une structure occulte que l’on appelle l’Etat profond, composé du gouvernement, de la mafia, des services secrets, d’organisations d’extrême droite, sous la houlette de l’armée. Et c’est l’Etat profond qui tranche sur les questions difficiles. Et c’est cet Etat profond que l’on soupçonne d’avoir planifié, organisé et exécuté l’assassinat de Hrant Dink le 19 janvier dernier ! En 2007, on assassine encore des Arméniens en Turquie. Au 21ème siècle, en Turquie, quel que soit le gouvernement au pouvoir, c’est l’armée qui décide, c’est l’armée quoi surveille, c’est l’armée qui ordonne. Au 21ème siècle, appelle t-on cela un Etat démocratique ? Un tel Etat peut-il intégrer l’Union Européenne ? Un tel Etat doit il intégrer l’Union Européenne ? Evidemment non, et c’est ensemble chers Amis, chers Camarades que nous devons faire barrage à cette Turquie là.
Et nous le savons, pour que la Turquie change, il faut l’y encourager fortement, jusqu’à la contrainte. Mais depuis 12 ans, on note chez le Président de la République une volonté délibérée traduite dans des actes, de favoriser l’adhésion de cette Turquie dans l’Union Européenne. Pourquoi une telle obstination ? Pourquoi un tel entêtement ? Pourquoi une telle fidélité aux divers gouvernements turcs qui se sont succédé ? Pourquoi une telle docilité face aux exigences d’Ankara ?
La Turquie a besoin d’intégrer l’Union Européenne. Tout l’Etat est mobilisé autour de ce qui apparaît comme un objectif en soi. Le dernier acteur en date est le patronat turc, la Tusiad, qui mène un lobbying impressionnant auprès du monde industriel français par l’intermédiaire notamment du Medef. La Tusiad véhicule de nouveaux arguments et comme vous pouvez vous en douter, certains milieux que nous connaissons bien ne sont pas insensibles à ces arguments sonnants et trébuchants. La Turquie rêve d’une Europe du capital, la Turquie rêve d’une Europe où l’économie prendrait le pas sur le politique. La Turquie rejette l’idée d’une Europe sociale. Ce n’est pas son souci. Ce n’est pas sa préoccupation. La Turquie sera en Europe le relais actif de Washington qui manifeste clairement son opposition à une Europe politique. Avec la Turquie dans l’Europe, les Américains pourront s’appuyer sur un allié stratégique de plus, un allié de poids.
Chers Amis, chers Camarades, les enjeux sont importants, les risques sont grands.
Dans la classe politique, parmi les chefs de parti, il y en a un qui nous a compris. Il y en a un qui a compris la noblesse de la cause arménienne et en même temps, ce fut la rencontre avec un homme. Un homme de parole. Un homme qui a fait preuve de courage, de détermination et de sincérité politique. Je veux évidemment parler de François Hollande que je vous demande d’applaudir très fort.
François Hollande est arrivé à la tête du parti socialiste en 1997 et le 29 mai 1998 sous le gouvernement Jospin, le groupe socialiste utilisait une fenêtre parlementaire pour déposer une proposition de loi reconnaissant le génocide arménien. Une proposition de loi votée en première lecture à l’Assemblée nationale. Ce fut plus difficile au Sénat. La bataille a finalement duré 2 ans et demi. Et le 29 janvier 2001, la France reconnaissait par une loi de la République la réalité du génocide arménien. Enfin, et grâce à la détermination du parti socialiste.
En 2004, une déclaration commune a été signée entre nos deux partis. En marge d’une conférence de presse commune, nos deux partis harmonisaient leurs positions sur l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne.
Au Parlement Européen, les socialistes français votent également la plupart des résolutions favorables à la cause arménienne.
François Hollande, lui-même, a rappelé au Président de la République turque, dans un courrier officiel, la nécessité pour la Turquie de reconnaître le génocide arménien.
Plus récemment, François Hollande et Ségolène Royal sont venus aux manifestations du 24 Avril 2005, François était de nouveau parmi nous le 24 Avril 2006 à Paris pour annoncer que le PS allait déposer une proposition de loi pour la pénalisation de la négation du génocide arménien. Ce qui a été fait, comme vous le savez, le 18 mai 2006. Et comme la présidence de l’Assemblée nationale a orchestrée l’embouteillage parlementaire en gagnant du temps pour obtenir le report de l’examen de cette proposition de loi, le groupe socialiste a utilisé de nouveau sa fenêtre parlementaire le 12 octobre 2006. Et là encore, l’Assemblée Nationale votait la proposition de loi socialiste condamnant le négationnisme du génocide arménien. Car dans cette affaire, il ne suffisait pas de déposer des propositions de loi, il fallait les faire inscrire à l’ordre du jour. Et seul le parti socialiste a franchi ce pas déterminant. Là encore, l’engagement de François Hollande a été décisif.
François Hollande est venu au meeting du CCAF à Paris le 17 janvier 2007 pour affirmer la sympathie du PS envers la cause arménienne et la volonté du PS d’aller jusqu’au bout dans le processus de pénalisation du négationnisme du génocide arménien. Il s’est engagé officiellement, au nom de Ségolène Royal, à faire adopter la loi en cas de victoire des socialistes aux élections présidentielle et législatives.
Jamais un chef de parti ne s’est autant mobilisé, ne s’est autant engagé concrètement. Et cela, cher François, les Français d’origine arménienne ne l’oublieront pas ! De Jaurès à François Hollande, en passant par Blum et Mitterrand, la chaîne d’amitié avec les Arméniens se poursuit.
Et nous le savons, Ségolène Royal reprend à son compte l’ensemble de ses engagements.
Chers Amis, chers Camarades, nous aurons l’occasion de le lire dans la presse franco-arménienne.
A la question : Le 12 octobre dernier, l’Assemblée nationale a voté une loi pénalisant la négation du génocide des Arméniens. Etes vous personnellement favorable à ce texte proposé par le PS ? Bénéficiera t-il du soutien de votre gouvernement, et de celui de votre futur ministre des affaires étrangères ?
Réponse de Ségolène Royal
« Naturellement, j’y suis favorable. Et, naturellement, ce sera la position de mon ministre des affaires étrangères. Pas seulement, d’ailleurs, parce que cette loi pénalisant le négationnisme anti-arménien a été votée, comme vous le dîtes, à l’initiative de mon parti. Mais parce que le négationnisme est une attitude, une perversion de l’esprit qui me fait personnellement horreur. Et ce, quelle que soit la circonstance, quel que soit le génocide. »
Sur cette question Nicolas Sarkozy promet d’être neutre. Ni pour ni contre. Quant à François Bayrou, il est contre l’adoption de la loi. Sur la question de l’adhésion de la Turquie dans l’Union Européenne,
Nicolas Sarkozy et François Bayrou sont contre l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Ils considèrent que leur position sur la question n’est pas liée au génocide arménien mais repose sur des questions de frontières, de religion et de civilisation. Cette position est la leur. Elle est respectable mais ne nous satisfait absolument pas puisque dans cette période historique des négociations d’adhésion, la Turquie doit être confrontée à des positions exigeantes de la part des Etats qui doivent la contraindre à respecter les critères. Si, d’emblée, d’ores et déjà, on dit à la Turquie qu’elle n’intègrera pas l’Union Européenne, elle n’aura plus aucune raison de faire les efforts nécessaires. Si nous fermons purement et simplement la porte à la Turquie, définitivement, nous nous privons ainsi de pouvoir faire évoluer cette Turquie là vers plus de démocratie vers la reconnaissance du génocide arménienne et des réparations qui en découlent.
Et Ségolène Royal se positionne clairement sur cette ligne :
« J’étais favorable à l’ouverture de négociations entre l’Europe et la Turquie. Les critères relatifs à l’élargissement - ou critères de Copenhague - prévoient qu’un pays candidat doit se conformer aux principes démocratiques et au respect des droits de l’Homme. Au nombre de ces critères figure également la capacité de l’Union à intégrer le ou les nouveaux pays. La Turquie a encore des progrès à faire, notamment en matière de droits de l’homme et vis-à-vis de la reconnaissance du génocide des Arméniens. Nous constaterons le chemin parcouru au terme du processus. A la fin, le peuple français tranchera par référendum, comme le prévoit désormais la Constitution. »
Sur cette question, la candidate socialiste met sur le même plan respect des droits de l’homme et reconnaissance du génocide arménien.
Ségolène Royal relaie sur cette question aussi la position qui est la nôtre.
Toutes ces considérations prises en compte,
Chers Amis, chers Camarades,
Nous appelons à voter pour la candidate du Parti socialiste parce que depuis 10 ans, le Parti socialiste avec François Hollande à sa tête à dit ce qu’il allait faire et a fait ce qu’il avait dit. Nous ne sommes plus dans la politique de la promesse mais dans celle de la preuve. Le Parti socialiste a prouvé la réalité de son engagement par des actes clairs et c’est à ce titre, chers Amis, chers Camarades que la FRA Dachnaktsoutioun appelle à voter pour Ségolène Royal dès le 1er tour de l’élection présidentielle.
C’est à ce titre que nous espérons la victoire et l’accession de Ségolène Royal à la Présidence de la République le 6 mai prochain.
http://www.eafjd.org/breve.php3 ?id_breve=326&lang=fr http://www.cdca.asso.fr/s/detail.php ?r=0&id=471
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