Nouvelles d'ArmÈnie
UE - Vosganian renonce à être le commissaire roumain à Bruxelles

lundi30 octobre 2006, par Stéphane/armenews

Le sénateur roumain Varujan Vosganian, dont la candidature avait été avancée par le Premier ministre Calin Tariceanu, a renoncé à rejoindre la Commission européenne quand son pays adhérera à l’Union en janvier prochain.

"J’ai demandé au Premier ministre Calin Tariceanu de retirer ma candidature", a déclaré samedi à la télévision Realitatea TV le sénateur libéral, accusé par certains journaux de corruption et d’avoir été un informateur de la Securitate, la police politique à l’époque communiste.

Tariceanu avait défendu le choix de Vosganian, qui affirme que les accusations portées contre lui n’ont aucun fondement. La Commission a "pris acte" de ce retrait et a fait savoir que les consultations se poursuivaient sur le choix du futur commissaire roumain.

Vosganian, 47 ans, dirige la commission du budget et des finances du Sénat à Bucarest. Il est membre du Parti libéral de Tariceanu, l’une des quatre formations du gouvernement centriste.

"Le Premier ministre Tariceanu salue le geste de M. Vosganian, qui ne veut pas que s’étende au niveau européen une campagne politique intérieure dommageable pour l’image et les intérêts de la Roumanie", a déclaré lors d’une conférence de presse la porte-parole du gouvernement roumain, Oana Marinescu.

Jeudi, des sources de la Commission avaient confirmé l’existence d’un "problème" à propos de la candidature de Vosganian. Les socialistes du Parlement européen, eux, avaient fait part de leur "préoccupation" devant la personnalité désignée par Bucarest. "La candidate bulgare est bien connue pour ses positions européennes et son implication politique, tandis que le Roumain est inconnu", avaient-ils expliqué dans un communiqué.

"Ce qui est connu, c’est qu’il est clairement situé à droite sur l’échiquier politique et qu’il a été salarié par de gros magnats."

Pour les socialistes, Barroso devait s’assurer de garder la Commission "au centre du spectre politique" alors que l’arrivée d’un libéral de plus à Bruxelles risquait de renforcer l’image dérégulatrice de la Commission européenne.

Selon des sources proches de l’exécutif européen, c’est bien ce que Barroso voulait faire et la Commission ne faisait pas mystère de sa préférence pour la ministre roumaine de la Justice, Monica Macovei, dont le nom avait d’abord été cité.

Cette championne de la lutte anti-fraudes a marqué les esprits en remportant des succès tels, dans la lutte contre la corruption, que la Roumanie a dépassé sur ce plan la Bulgarie, qui rejoint également l’Union l’an prochain.



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