
Hier matin devant plusieurs milliers de personnes agitant des drapeaux arméniens et français, le président Jacques Chirac et son homologue arménien Robert Kotcharian ont inauguré la « Place de France » toute proche de l’Opéra, au centre d’Erévan.
Jacques Chirac a dans son long discours, rappelé « l’émotion » qu’il ressentait lors de cette première visite d’Etat d’un président français en Arménie « devant l’histoire héroïque et tourmentée de ce peuple d’Arménie, issu de la plus haute antiquité (...) émotion quand je pense à tous les survivants de cette tragédie qui durent prendre les chemins d’un douloureux exil ».
Evoquant le conflit du Haut Karabagh et la tension entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, Jacques Chirac a déclaré « cette place de France que je voudrais aussi place de la paix (...) je veux croire que le temps de la paix est venu. Je veux le croire parce que je connais le prix de la guerre ».
Dans le public, parmi les centaines de personnalités, on reconnaissait la présence de Charles Aznavour, Line Renaud, Nana Mouskouri et Jean-Claude Brialy.
Quelques minutes plus tôt, le Président français avait au mémorial du génocide de Dzidernagapert, rendu un vibrant hommage aux victimes du génocide arménien de 1915 en y déposant une gerbe de fleurs. Il a par ailleurs jugé que « la Turquie doit reconnaître le génocide arménien avant de pouvoir adhérer à l’Union européenne ».
Une phrase qui ne restera pas sans écho à Ankara qui suit de près le déplacement de Jacques Chirac en Arménie.
Il a par ailleurs jugé que la loi de 2001 sur la reconnaissance du génocide arménien « s’impose à tous » en France et qu’une proposition de la loi de l’opposition socialiste faisant la négation du génocide un délit « relève de la polémique ».
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