La Turquie, avec laquelle l’UE va lancer des négociations d’adhésion concrètes, est une république au régime laïque qui fait figure d’exception dans le monde musulman.
SITUATION GEOGRAPHIQUE : Pays de 779.452 km2, à cheval entre l’Asie et l’Europe, baignée par les mers Noire, de Marmara, Egée et Méditerranée, la Turquie a des frontières communes avec l’Arménie, la Géorgie, l’Azerbaïdjan, l’Iran, l’Irak, la Syrie, la Grèce et la Bulgarie. La superficie totale de l’Europe des 25 est de 3.691.214 km2.
POPULATION : 71,3 millions d’habitants (2004).
CAPITALE : Ankara.
LANGUE OFFICIELLE : Turc.
RELIGION : 99% de musulmans, en majorité sunnites. La communauté juive compte quelque 35.000 personnes et la communauté arménienne environ 45.000.
HISTOIRE : Chute de l’Empire ottoman, lors de la Première Guerre mondiale. Mustafa Kemal Ataturk proclame le 29 octobre 1923 la République turque, qu’il dirigera jusqu’à sa mort en 1938, et modernise la Turquie.
Le multipartisme est introduit en 1946, mais la vie politique est marquée par trois coups d’Etat militaires suivis de dures répressions (1960, 1971 et 1980).
Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a mené de 1984 à 1999 une rébellion armée (plus de 37.000 morts) pour un Etat kurde indépendant.
SITUATION POLITIQUE : Ahmet Necdet Sezer est président de la République depuis mai 2000.
En 1993, Tansu Ciller (droite) devient la première femme Premier ministre. Necmettin Erbakan, premier chef de gouvernement islamiste, lui succède en 1996. Il démissionne un an plus tard sous la pression de l’armée. Mesut Yilmaz devient Premier ministre en 1997 avant d’être destitué par le Parlement en novembre 1998 pour "liens avec la mafia" et comparaît depuis novembre 2004 devant le Cour suprême. Bulent Ecevit lui succède en janvier 1999 à la tête d’une coalition droite-gauche.
Aux élections législatives anticipées de novembre 2002, le Parti de la justice et du développement (AKP), issu de mouvances islamistes mais se disant "conservateur", obtient la majorité absolue au Parlement. Recep Tayyip Erdogan devient Premier ministre en mars 2003.
ECONOMIE : La croissance a atteint 7,6% en 2005, et la dette publique nette est tombée à 55,8% du PNB en 2005.
Le tourisme, qui a rapporté 18,15 milliards de dollars (14,9 milliards d’euros) à la Turquie en 2005, est un secteur vital pour l’économie nationale. Il représente environ 5,5% du PNB turc.
Chomâge : 10,3% pour 2005.
Dette extérieure : 161,8 milliards de dollars (2004).
Monnaie : la nouvelle livre turque (YTL) a remplacé la livre turque le 1er janvier 2005.
FORCES ARMEES : 514.850 hommes, dont 402.000 dans l’armée de terre, 52.750 dans la marine et 60.100 dans l’armée de l’air (IISS 2005/2005).
La Turquie est membre de l’OTAN depuis 1952.
Un nouveau code pénal adopté au parlement en septembre 2004 dans le cadre des réformes exigées par l’Union européenne (UE), est entré en vigueur en juin 2005.
La Turquie est liée à l’UE par un accord d’association signé en 1963 et une union douanière est en vigueur depuis 1996. Sa candidature, rejetée en 1989, a été acceptée le 10 décembre 1999.
Les négociations d’adhésion ont été ouvertes officiellement le 3 octobre 2005.
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