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Le gouvernement arménien fait marche arrière pour les véhicules conçus pour rouler à gauche


Le gouvernement a proposé lundi 8 janvier réduire les restrictions qu’il avait prévu d’imposer aux utilisateurs de véhicules conçus pour rouler à gauche, comme en Grande-Bretagne et dans plusieurs pays du Commonwealth, afin de calmer les détenteurs de telles voitures, qui avaient manifesté leur mécontentement. Comme dans la plupart des pays, on roule à droite en Arménie, et la majorité des véhicules en circulation sont conçus avec le volant à gauche. Pourtant, les autorités de Erevan n’ont pas empêché l’importation croissante de véhicules dont le siège conducteur est à droite au cours de la dernière décennie.

Selon les données de la police arménienne de la route, on compte quelque 32 000 véhicules de ce type à l’heure actuelle en Arménie. La plupart sont des véhicules d’occasion et moins onéreux produits au Japon. Des officiers de police font valoir que ces véhicules interviennent pour beaucoup dans les accidents de la route en Arménie. Le ministère arménien des transports et des communications avait recommandé à la fin de l’année dernière une interdiction officielle des importations de ces véhicules qui aurait prendre effet en avril. Le gouvernement arménien avait par ailleurs proposé l’interdiction de la vente ou de la cession des véhicules de ce type déjà en circulation en Arménie.

Ces propositions avaient provoqué une vague de mécontentement à Erevan parmi les propriétaires et usagers de ces voitures, qui estimaient lésés leur droit à la propriété, en contestant les arguments sécuritaires du ministère concerné, auxquels ils opposaient l’absence de statistiques réelles relatives aux accidents qui seraient causés par ces voitures censées rouler à gauche. Les manifestations avaient repris le 7 janvier, des dizaines de voitures provoquant des embouteillages dans la capitale en bloquant les carrefours, leurs conducteurs réclamant l’abandon des projets ministériels.

Il semble qu’ils aient été entendus, puisque le gouvernement a fait marche arrière le lendemain même, alors qu’une autre manifestation du même genre était annoncée à Erevan. Le gouvernement s’est en effet engagé sur la voie du compromis, en maintenant l’interdit sur les importations, mais en levant celui concernant la vente et l’utilisation des véhicules concernés déjà en circulation. Mais les organisateurs de la manifestation, qui ont fait part de leur satisfaction en annulant le rassemblement qui était prévu devant le siège du chef du gouvernement Karen Karapetian, n’ont pas renoncé à leur demande concernant la levée de l’interdiction sur les importations de ces véhicules.

mardi 9 janvier 2018,
Gari ©armenews.com


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