Nouvelles d'Armenie    
CONSEIL DE L’EUROPE
Droits de l’homme en Azerbaïdjan : les parlementaires du Conseil de l’Europe haussent le ton


Les autorités azerbaïdjanaises doivent “mettre fin à la répression systématique des défenseurs des droits de l’Homme, des médias et des personnes qui critiquent le gouvernement“, ont plaidé mercredi les parlementaires du Conseil de l’Europe, dans deux résolutions adoptées à Strasbourg.

L’Assemblée parlementaires de l’organisation paneuropéenne (APCE), montrée du doigt depuis plusieurs mois pour sa clémence passée envers le régime de Bakou - et parce que certains de ses membres sont soupçonnés de s’être laissés corrompre par l’Azerbaïdjan -, a décidé de hausser le ton.

Dans leurs résolutions, les élus issus des 47 Etats membres du Conseil de l’Europe - dont l’Azerbaïdjan - ont dénoncé la répression des médias indépendants dans ce pays, les “arrestations massives“ d’homosexuels, le manque d’indépendance du pouvoir judiciaire, ou encore des cas de “torture et de traitements inhumains ou dégradants“ dans les commissariats de police et les prisons.

Depuis 2016, certains “prisonniers politiques“ ont été libérés, mais d’autres “dirigeants d’ONG, défenseurs des droits de l’Homme, militants politiques, journalistes, blogueurs“ ou avocats ont été, sur la même période, poursuivis ou maintenus en détention, déplorent les parlementaires, qui appellent Bakou à libérer “les détenus dont l’incarcération soulève des doutes justifiés et des préoccupations légitimes“, en particulier l’opposant Ilgar Mammadov.

L’APCE, dont le président espagnol, Pedro Agramunt, vient d’être poussé vers la sortie pour ses liens supposés avec Bakou, s’est également dite préoccupée par des rapports faisant état d’“un lien entre le gouvernement azerbaïdjanais et un système de blanchiment de capitaux à grande échelle, qui a fonctionné dans les années 2012 à 2014 et a notamment servi à influencer l’action de membres de l’Assemblée à l’égard de la situation des droits de l’homme en Azerbaïdjan“.

Les autorités azerbaïdjanaises devraient “ouvrir sans tarder une enquête indépendante et impartiale sur ces allégations“, estiment les parlementaires, qui ont de leur côté confié à trois experts indépendants une enquête sur ce scandale, dit du “Caviargate“.

Mis au jour et dénoncés par une ONG allemande, les faits remontent à 2013 : des membres ou ex-membres de l’APCE sont soupçonnés d’avoir été “achetés“ par les autorités de l’Azerbaïdjan, en échange de leur vote contre un rapport dénonçant la situation des prisonniers politiques dans ce pays.

Certains élus auraient ainsi reçu de somptueux cadeaux, notamment du caviar, des tapis et des nuits dans des hôtels de luxe à Bakou.

jeudi 12 octobre 2017,
Stéphane ©armenews.com


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