Nouvelles d'Armenie    
TURQUIE
Turquie : un journaliste d’opposition libéré le temps de son procès


Un tribunal d’Istanbul a décidé de lever la détention provisoire du rédacteur en chef de l’édition en ligne du quotidien Cumhuriyet, arrêté il y a un mois pour des soupçons de propagande “terroriste“, ont rapporté les médias locaux.

Oguz Güven risque jusqu’à 10,5 ans de prison pour propagande “terroriste“. En cause, sa couverture de la mort dans un accident de la route du procureur Mustafa Alper, l’une des principales figures des procédures judiciaires engagées après le coup d’Etat manqué de l’été dernier. Celui ci est imputé par Ankara au prédicateur islamique Fethullah Gülen, qui nie toute implication.

Un tribunal d’Istanbul a décidé mercredi de libérer le journaliste le temps de son procès, considérant notamment qu’il n’y avait pas de risque qu’il s’enfuie, a rapporté l’agence progouvernementale Anadolu. La première audience du procès se tiendra le 14 septembre. “C’est un sentiment doux-amer“, a déclaré M. Güven, une fois libéré de la prison de Silivri, près d’Istanbul. “En sortant, j’entends parler de l’incarcération d’Enis Berberoglu“, a-t-il déploré, à propos d’un député du principal parti d’opposition (CHP, social-démocrate), condamné mercredi à 25 ans de prison pour avoir divulgué à Cumhuriyet des documents confidentiels.

Plusieurs membres du personnel de Cumhuriyet, farouche critique du président Recep Tayyip Erdogan, ont été inculpés dans le cadre de l’état d’urgence mis en place après la tentative de coup d’Etat. La plupart sont incarcérés, dont le patron du quotidien, Akin Atalay, son rédacteur en chef, Murat Sabuncu ainsi que le journaliste d’enquête Ahmet Sik.

L’ancien rédacteur en chef du journal, Can Dündar, qui vit désormais en Allemagne, est considéré comme un traître par le pouvoir turc pour avoir révélé en 2015 que les services secrets turcs avaient fourni des armes à des islamistes en Syrie. La Turquie est 155e sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières pour 2017.

Mais les autorités turques nient régulièrement toute atteinte à la liberté de la presse et affirment que les seuls journalistes arrêtés sont ceux qui sont liés à des “organisations terroristes“, expression désignant surtout le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) et le réseau güléniste.

lundi 19 juin 2017,
Stéphane ©armenews.com


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